Vérifier la résistance contre effraction de votre coffre for…

L’achat d’un coffre-fort est une décision importante, notamment vis-à-vis du cout de celui-ci qui est généralement élevé, mais aussi par rapport à sa capacité à assurer la sécurité de son contenu. Aussi, il se trouve plusieurs tests par lesquels on doit faire passer un coffre-fort, avant qu’on puisse lui attribuer un niveau de sécurité désigné.

Les différentes normes en termes de protection

Il se trouve plusieurs normes à suivre par les coffres-forts afin de bien faire leur travail, soit protéger au maximum les objets et éléments précieux qui sont rangés dedans. Suivant le niveau de protection requis, il se trouve différentes classifications des modèles de coffres-forts mis sur le marché. Le modèle qui soit spécifiquement conçu pour être antieffraction est généralement assez lourd, soit plus de 1000 kilos, si bien qu’il sera quasiment impossible pour des cambrioleurs d’emporter celui-ci avec eux.

En dessous de cela, il y a des exigences diverses à respecter afin qu’on puisse considérer un coffre-fort comme réglementaire. Pour évaluer la résistance d’un coffre-fort, on se base essentiellement sur le temps nécessaire que prendrait un professionnel du cambriolage pour l’ouvrir. Plus la durée est importante, plus les secours seraient en mesure d’arriver à temps pour prendre les voleurs sur le fait. On prend donc en compte des éléments comme l’épaisseur de la paroi métallique du coffre, mais aussi le nombre de dispositifs de fermeture.

La résistance de votre coffre et votre assurance

Il est essentiel de pouvoir classifier le niveau de résistance d’un coffre-fort, notamment vis-à-vis de la part prise en charge par votre assurance en cas d’incident. Plus votre coffre-fort possède une bonne résistance, plus votre assurance sera en mesure de fournir une aide conséquente. Mais de son côté, elle est en droit d’imposer ses exigences : par exemple, les coffres dont le poids est en dessous d’une tonne doivent obligeamment être fixés à leur emplacement, de manière à ne pas pouvoir être déplacés facilement par les cambrioleurs.

Aussi, il est requis que le scellage de ces coffres se fasse suivant les normes européennes. Autrement, votre assurance est en droit de ne pas vous couvrir en cas de vol du contenu du coffre ou même du coffre lui-même. On peut distinguer les coffres-forts en deux modèles distincts : ceux homologués et ceux qui ne le sont pas. Pour disposer d’une homologation en bonne et due forme, il est entre autres nécessaire de répondre aux normes EN1143 et EN14450.

Les tests pour la résistance du coffre

Plusieurs caractéristiques d’un coffre sont évaluées pour assurer qu’il est bien fonctionnel, et par exemple, on peut mentionner sa résistance à la chaleur et au feu. Le but ici est de voir s’il est possible de protéger le contenu contre une montée excessive de chaleur, mais aussi de voir si la structure ne s’affaiblit pas face au feu.

Pour vérifier qu’un coffre est bien résistant face à cela, on le met dans un four pendant une durée de 2 heures. Ici, on vérifie la température interne du coffre pour voir si celle-ci n’excède pas certains seuils. Pour les coffres censés protéger des documents papier, la température ne doit pas excéder 170°, et concernant les composantes informatiques le seuil à ne pas dépasser est de 50°. Le test de résistance consiste quant à lui à chauffer le coffre à environ 900° puis à le relâcher sur une hauteur de 9 m.